L’Égypte n’a pas su contrôler sa e-reputation

7 Mar

Les chefs d’État arabes n’arrivent plus à contrôler l’information. La chute des régimes totalitaires est maintenant rendue possible grâce aux réseaux sociaux et aux téléphones intelligents. L’époque où les dictateurs pouvaient fermer leurs frontières et empêcher les révoltes en gardant leur peuple dans l’ignorance est révolue. Le web et la panoplie d’outils informatiques disponibles ont éveillé les citoyens, plongeant les pays arabes dans une révolution de masse que les dirigeants ne peuvent contenir.

Les réseaux sociaux tels que Facebook, Twitter, YouTube, DailyMotion, MySpace sans oublier les blogues ont réussi à faire en quelques jours seulement, ce que les médias traditionnels n’avaient jamais réussi à faire : briser la loi du silence. Résultat : Hosni Moubarak, président d’Égypte est forcé de démissionner. Il est difficile de croire qu’un régime totalitaire tombe aussi rapidement sans qu’il y ait d’affrontements sanglants. Il y aurait eu environ 300 morts selon l’ONU[1], ce qui en fait la révolution la moins violente de l’histoire.

Un e-gestion de crise?

En plus d’avoir entraîné le renversement de plusieurs régimes totalitaires, les réseaux sociaux jouent un rôle capital dans le déroulement des manifestations et dans les décisions que prennent les dirrigeants. En entretenant des blogues et en mettant des vidéos en ligne, le peuple rend tout ce qui ce passe visible de par le monde. Aucun tir, aucune répression ne peut passer inaperçue sur la scène internationale. En plus de modérer les réprimandes des pays touchés, cela pousse la communauté internationale à agir. La e-reputation serait-ellle maintenant maîtresse des gouvernements?

La vidéo d’Asmaa Mahfouz, qui serait à l’origine de toute la révolution du monde arabe telle que nous la connaissons.

Petite réserve

Il est évident que les médias sociaux ont permis à des dizaines de milliers de citoyens insatisfaits de s’unir pour mieux combattre leur gouvernement. Par contre, comme le cite Judith Lachapelle dans son article « Pas de révolution… sans révolutionnaires » [3], si les gens étaient restés enfermés chez eux devant leur écran d’ordinateur, il est fort probable que Moubarak tiendrait encore les reines du pays à l’heure actuelle. Là encore, les sms, les réseaux sociaux et les blogues ont été de précieux outils en permettant auz citoyens de communiquer rapidement et de se mobiliser à l’insu du gouvernement.

En somme, le pouvoir citoyen est accru grâce aux médias sociaux. Il est maintenant possible à chaque individu d’avoir une tribune pour exprimer ses opinions et d’échanger librement sur tous les sujets possibles et inimaginables, sans compter qu’ils rendent l’information disponible, et surtout visible, à tous. Le défi demeure de trouver un élément commun qui touche le plus grand nombre de personnes possibles afin de maximiser le potentiel viral de  la communication interactive.

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