L’affaire Jean-François Harrisson : une descente aux « cyber-enfers »

2 Fév

Le 5 mars 2009, le comédien québécois Jean-François Harrisson était arrêté pour possession et distribution de pornographie juvénile. En un clin d’œil, la carrière et la réputation de cet homme a été ravagée, l’accusé ayant sous-estimé le pouvoir du Web. Aujourd’hui, Harrisson retournait en cour après avoir contrevenu par deux fois aux ordres de se présenter devant le tribunal.

Trahi par ses échanges

Si Harrisson s’est fait pincer, c’est par les traces laissées sur la toile : conversations, échanges de courriels et de matériel suspect avec un américain retracé par des agents du Department of Homeland Security. Les pistes ont rapidement mené au comédien qui s’est fait arrêté par des enquêteurs montréalais et qui est soumis à des accusations de possession et de distribution de pornographie juvénile, en plus de possession de métamphétamine et d’ecstasy.

Une leçon à retenir

Cette histoire est une excellente démonstration des différents risques et pouvoirs du Web. Jean-François Harrisson, reconnu pour son travail de comédien et d’animateurs auprès des enfants, s’est servi d’Internet pour partager et distribuer de la pornographie juvénile. S’en est-il servi pour s’approcher de jeunes? Il n’est pas impossible qu’il ait utilisé ce mode de communication « anonyme-pseudonyme » pour le faire. Cela nous rappelle que la prévention auprès des enfants est de mise en termes de médias sociaux et autres modes d’échange virtuels.

À l’envers de la médaille, la vitesse avec laquelle s’est fait le partage d’informations et les liens entre les américains et les montréalais révèle l’importance de comprendre que toutes données partagées sur le Web peuvent être retracées. Positivement ou non, cela peut permettre de retracer des pédophiles tout comme le transfert de données confidentielles peut nuire à la vie privée des individus comme vous et moi.

À suivre…

Ça ne s’arrête pas là pour Harrisson!  L’homme de 36 ans devra revenir en cour ce vendredi pour la suite de son procès. D’ici là, faute d’avoir manqué deux convocations au tribunal, il devra rester en prison jusqu’à la fin des procédures judiciaires.

Une Réponse to “L’affaire Jean-François Harrisson : une descente aux « cyber-enfers »”

Trackbacks/Pingbacks

  1. Harrisson dépasse les limites ! « - 5 février 2011

    […] nouveau dans le dossier Jean-François Harrisson. Après s’être (finalement!) présenté en cours vendredi dernier, celui-ci s’est mis à […]

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